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Deux saisissements de l'âme
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A Vito Paolo Quattrocchi
« Qu’il ne me soit pas caché, Ton
aimable visage
Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), Mon chant d’aujourd’hui
I.
Dans l’intervalle entre deux
saisissements de l’âme,
Et nous restons éblouis, émerveillés,
fascinés
Et soudain tout devient jouissance
incorruptible,
II.
« Jette le manteau de Tes richesses
Dhou’l-Noun al-Misri (796-861)
Qui donc pourrait t’aimer, ô toi,
Poème bâti sur tant de silence,
Qui donc pourrait dire le bonheur,
Athanase Vantchev de Thracy
Glose :
Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897 : Marie Françoise Thérèse Martin, née à Alençon, en France, entra à 15 ans chez les carmélites de Lisieux, où elle reçut le nom de Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face. Ses progrès spirituels étaient si importants, qu’elle fut nommée maîtresse des novices à vingt-deux ans. Elle mourut deux ans plus tard. Dans sa brève vie, sainte Thérèse se distingua par son humilité, sa simplicité et son endurance héroïque de la souffrance. Après sa mort, elle opéra d’innombrables miracles, qui firent que son culte se répandit dans le monde entier. Le pape Pie XI la déclara patronne des missions étrangères, avec saint François-Xavier. Canonisée en 1925, elle fut déclarée en 1947 co-protectrice de la France, avec sainte Jeanne d’Arc par le pape Pie XII. En 1997, le pape Jean Paul II la proclama Docteur de l’Eglise. Thérèse, petite fleur de Jésus, est représentée comme carmélite, tenant un bouquet de roses ou avec des roses aux pieds.
Dhou’l-Noun al-Misri (796-861) : un des plus grands représentants du soufisme qui vécut en Egypte. Soufisme (n.m.) : terme désignant le mouvement mystique ayant vu le jour très tôt dans le monde musulman, qui y connut des manifestations diverses, dont certaines se situent franchement en dehors de la doctrine définie par les théologiens sunnites et qui, tout en étant combattu par certains à l’époque moderne, n’en rencontra pas moins un succès grandissant dans certaines régions périphériques et tardivement converties à l’islam. Ces premiers représentants aux mœurs marquées par l’ascétisme apparurent des le califat des Omeyyades, tel al-Hassan al-Basri, pieux prédicateur irakien de grand renom auprès de ses contemporains.
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