Accueil
Biographie
Bibliographie

Evénements
Invités
Correspondance
Photos
Contact

OEUVRES

Voluptés inassouvies
Sainte Anne
Haiku
Soupir
Tendresse

Instant
Ad Limina Apostolorum
Noël
La Création

La mort du Prophète
Le visage de l'ami
La Vie s'avance
Chants monodiques
Emotion

Mitis ut colomba
Toi, Vierge de feu
Instants de pure éternité
Etait-ce moi, ô âme

Pâques

Tu frappes à la porte
Trois s
oupirs
Palmyre
Innocence
Des saintes et des roses
Nuit profonde de l'été
J'ai de la mort
Calme tragique et nostalgie
Des paroles anciennes
Frisson

Tu dis approche

Les mots
Eponymie
Sandro Botticelli
La chapelle funéraire
Rencontre
Synaxaire
Kontakion
Les cieux des cieux
Divagation
Offrande florale
Forêt de lumière
Aime-moi, Ô mon amour
Er le pamphylien
Tu entres, tu allumes la lumière
Elévation sur la beauté

La poésie russe
Hortus delicarium
Scintillement
Deux saisissements de l'âme
Ô temps sublime, Ô Pâques divine

Prosopopée
Douleur
La rue que j'habite
Accalmie

Ô Âme, Combien les paroles
Des Vers par d'autres aimé
Allophtoneonta

Seneca
Tu es, ami splendide
Catulle

Carthage
Berceuse
Au-delà de la surface
Transcendance
Et cette lumière insaisissable
Revelator Occulti
Rêve

Funérailles grecques

Souris mon bel enfant
Musique de la mémoire
Haibun pour un prince endormi
Haibun pour un prince amoureux
Aube
Ecoute, mon tendre prince
Je regarde par la fenêtre
Sublime perfection
Anaglyphes
Lampadophores
Modestie
Non mon frère je ne suis pas triste
Immersion
Khosrow Anushirvan
Mots d'azur
Andronikos
La Stèle obsidienne

Postludium

 

Invité : Théo Crassas

*   Chant de coq   *   Le Saint Trône  

 

Théo Crassas est né le 9 Avril 1947, date anniversaire de Charles Baudelaire, à Bujumbura, capitale du Burundi, de père chypriote, et de mère crétoise. Du côté maternel, il descend d’une famille francophone dont le plus noble représentant fut le poète Homère Békès, de l’école de Constantinople, écrivain célèbre dans la Grèce d’avant -guerre. Il reçut son baccalauréat des mains de Pierre Loti, à Constantinople,en 1904.

Il traduisit, entre autres, Gérard de Nerval en grec.

Après une enfance studieuse en Grèce, Théo Crassas part en France en 1965, et plus précisément à Aix-en Provence pour y accomplir des études juridiques. C’est dans cette ville qu’il naît à la poésie, en Mai 1971, sur la montagne Sainte-Victoire. Diverses influences ont déterminé son éclosion en tant que poète, et notamment, celle de l’Occitanie médiévale et celle de l’Espagne toute proche, ainsi que de l’Amérique latine.

Théo Crassas recueille dans cette ville l’héritage du Félibrige, des troubadours occitans et des poètes espagnols et mexicains.

Sa venue au monde francophone fut le fruit d’une longue maturation intellectuelle qui avait commencé en 1965, année de son arrivée en France et qui culmina au début de son séjour à la campagne aixoise, à deux cents mètres de l’atelier de Cézanne, à l’ombre de la Sainte-Victoire. Ce fut l’événement le plus inattendu de sa vie. Tout l’y prédisposait, la culture française de sa famille, sa naissance dans un pays francophone. Mais ce furent les paysages cézaniens qui déterminèrent, d’une façon dramatique, sa naissance à la poésie française.

En 1977, il s’installe à Paris dont l’architecture ajoute une dimension nouvelle à sa poésie et où il découvre l’Orient et la Grèce antique. Il a aussi dans cette ville la révélation à la fois du Shivaïsme –dionysisme et de la philosophie persane, surtout dans son courant dit «philosophie orientale» par référence à la splendeur de l’aurore et qui réconcilie Platon et Zarathoustra.

Et, c’est à Paris qu’il écrit une partie considérable de son oeuvre.

Revenu en Grèce en 1993, il reprend, après quelques années, son activité littéraire à partir de 1995. Depuis cette date, il connaît une grande intensité de création. Il y développe une mystique de l’Amour plongeant ses racines dans le néo-platonisme, dans le soufisme de Perse et dans le tantrisme de l’Inde. En effet, pour lui, l’Amour est une Théophanie, le miroitement de la divinité dans la chair, la pure projection de l’image de l’Être dans la forme. La Dame identifiée au corps de l’univers et à l’Âme du monde y joue un rôle essentiel, Déesse, Épouse -Puissance de Dieu et prêtresse. Car la beauté est prophétique.