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Théo Crassas est né le 9
Avril 1947, date anniversaire de Charles
Baudelaire, à Bujumbura, capitale du Burundi, de père chypriote,
et de mère crétoise. Du côté maternel, il descend d’une famille
francophone dont le plus noble représentant fut le poète Homère Békès, de
l’école de Constantinople, écrivain célèbre dans la Grèce d’avant -guerre.
Il reçut son baccalauréat des mains de Pierre Loti, à Constantinople,en
1904.
Il traduisit, entre autres,
Gérard de Nerval en grec.
Après une enfance studieuse en
Grèce, Théo Crassas part en France en 1965, et plus précisément à Aix-en
Provence pour y accomplir des études juridiques. C’est dans cette ville qu’il
naît à la poésie, en Mai 1971, sur la montagne Sainte-Victoire. Diverses
influences ont déterminé son éclosion en tant que poète, et notamment, celle de
l’Occitanie médiévale et celle de l’Espagne toute proche, ainsi que de
l’Amérique latine.
Théo Crassas recueille dans
cette ville l’héritage du Félibrige, des troubadours occitans et des poètes
espagnols et mexicains.
Sa venue au monde francophone
fut le fruit d’une longue maturation intellectuelle qui avait commencé en 1965,
année de son arrivée en France et qui culmina au début de son séjour à la
campagne aixoise, à deux cents mètres de l’atelier de Cézanne, à l’ombre de la
Sainte-Victoire. Ce fut l’événement le plus inattendu de sa vie. Tout l’y
prédisposait, la culture française de sa famille, sa naissance dans un pays
francophone. Mais ce furent les paysages cézaniens qui déterminèrent, d’une
façon dramatique, sa naissance à la poésie française.
En 1977, il s’installe à Paris
dont l’architecture ajoute une dimension nouvelle à sa poésie et où il découvre
l’Orient et la Grèce antique. Il a aussi dans cette ville la révélation à la
fois du Shivaïsme –dionysisme et de la philosophie persane, surtout dans son
courant dit «philosophie orientale» par référence à la splendeur de l’aurore et
qui réconcilie Platon et Zarathoustra.
Et, c’est à Paris qu’il écrit
une partie considérable de son oeuvre.
Revenu en Grèce en 1993, il
reprend, après quelques années, son activité littéraire à partir de 1995. Depuis
cette date, il connaît une grande intensité de création. Il y développe une
mystique de l’Amour plongeant ses racines dans le néo-platonisme, dans le
soufisme de Perse et dans le tantrisme de l’Inde. En effet, pour lui, l’Amour
est une Théophanie, le miroitement de la divinité dans la chair, la pure
projection de l’image de l’Être dans la forme. La Dame identifiée au corps de
l’univers et à l’Âme du monde y joue un rôle essentiel, Déesse, Épouse
-Puissance de Dieu et prêtresse. Car la beauté est prophétique.
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