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A Carolina di Gregorio
Si clair est le matin, ma douce Carolina,
Les mésanges le savent, elles qui jouent
A cache-cache avec les scintillants voiles de la brise.
Des voix
d’enfants s’en allant heureux par les rues
Eclatent comme des carillons de cristal
Dans l’air diaphane.
Toi, souriante à
la fenêtre, tu tends
Tes bras frêles vers la joie invisible
De leurs poitrines frémissantes,
Et tes nerfs, sous les jeunes baisers
Du soleil adolescent
Résonnent comme des cordes
De harpe!
Ne te penche
pas plus en avant
Dans l’embrasure,
Mon Ange de Suavité !
Tu risques de tomber dans l’abîme
De mon cœur, où seul,
En ce printemps radieux,
Vêtue de zéphyr et de roses,
Règne Aphrodite,
La grande, l’intraitable,
L’invincible déesse
De la Beauté, de l’Amour
Et de la Tendresse !
Athanase Vantchev de Thracy
A Paris, ce mardi 24 février, Anno Domini 2004
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