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« Souriante,
paupières sinueuses
Yorgos Seferis (1900-1971), « Notes » pour un poème
Tes cheveux de
rivières couleur iris de mai,
Ô cœur, relis le
livre de cette éternité
Que peuvent
Sénèque le Sage, Chrysippe, Cléanthe, Zénon
De ce visage plus
pur qu’un glyphe du Parthénon ?
Athanase Vantchev de Thracy
Glose :
Arielle : de l’hébreu arie, « lion » et el, « Dieu », le lion de Dieu.
Yorgos Seferis (Smyrne 1900 – Athènes 1971) : de son vrai nom Georghios Sepheriadis, originaire d’Asie Mineure, diplomate de profession, il a vécu presque toujours exilé. Très attaché au passé de son pays et souvent blessé par son présent, très ouvert au monde de son temps, il a beaucoup pratiqué le symbolisme français, puis Eliot, Pound et Valéry. Son œuvre, baignée d’amertume, est d’une sobriété, d’une densité rares. C’est sans doute après la guerre qu’il a donné ses plus beaux recueils, notamment les Trois poèmes secrets. Prix Nobel de littérature 1963.
Zénon de Citium ou de Cition (vers 335- vers 264 av. J.-C.) :
philosophe grec fondateur du stoïcisme. Cléanthe (331-232 av.
J.-C.) : le plus fidèle disciple de Zénon ; Chrysippe (vers
281-vers 205 av. J.-C.) : il étudia la philosophie stoïcienne,
prenant la succession de Cléanthe à la tête du Portique ; Chrysippe donna
à la pensée stoïcienne sa structure et sa rigueur. Cicéron (106-43 av.
J.-C.) ; Sénèque (4 av. J.-C. – 65 ap. J.-C.) ; Plutarque (vers
Glyphe (n.m.) : du grec gluphê, « ciselure ». Trait gravé en
creux. Triglyphe (n.m.) :
Parthénon : temple d’Athéna Parthénia (du grec parthenios, a, ov,
« vierge ») ; le monument le plus prestigieux de l’Acropole (du grec
akros, « sommet » et polis, « ville », la partie la plus haute
d’une cité) d’Athènes et de Grèce. Son édification fut décidée par
Périclès (vers 495 – vers 429) et confiée aux architectes Ictinos
et Callicratès qui travaillèrent sous la direction de Phidias.
Construit de 447 à 432 av. J.-C. en marbre pentélique (de Pentélé,
montagne de l’Attique qui fournissait un marbre blanc réputé ; son versant
sud domine la plaine d’Athènes) sur les fondements d’un temple resté
inachevé et incendié par les Perses en 480 av. J.-C., le Parthénon est un
temple dorique périptère (du grec peri, « autour » et ptêre,
« aile », littéralement « entouré d’ailes » ; se dit d’un édifice entouré
d’un rang de colonnes
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