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A Auristelle
« La pensée ne
s’achève que lorsqu’elle
a trouvé son expression »
Gustave Lanson (1857-1934),
Histoire de la littérature
française
La pluie
t’accompagnera jusqu’à la porte !
Mouvement léger de gouttes et d’âmes vacillantes,
Des pensées, des murmures de fleurs
Jaune pâle, gris argent, vert d’eau !
Ici, chaque
feuille est une heure,
Mesure insondable d’éternité !
Derrière les rideaux des mots inespérés
Assurent la traversée de l’agile transparence !
Clair-obscur du
cœur et des choses
Où l’œil inspiré cisèle l’immédiateté
Et l’éponymie des solitudes ordinaires.
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, ce jeudi
14 octobre, Anno Redemptoris 2004
Glose :
Auristelle :
vieux prénom qui fait allusion à la Vierge. Du latin aurus,
« or » et stella,
« étoile ». C’est l’un des symboles de Marie dans plusieurs hymnes
latins du Moyen Âge.
Prénom dérivé : Aurée. Fête le 15 août.
Gustave Lanson
(1857-1934) : universitaire et critique littéraire français, auteur
d’une
remarquable Histoire de la littérature française (1894) où il
applique la méthode historique à
l’histoire littéraire, afin de lui donner une base rigoureuse. Ses études
sur Bossuet, Boileau,
Corneille et Voltaire restent inoubliables.
Eponymie
(n.f.) : du grec epônumos, de epi, « sur » et onoma,
« nom ». Le fait de donner son nom à quelque chose, à
quelqu’un : Athéna, déesse éponyme d’Athènes. Fonction d’un
magistrat éponyme, durée de cette fonction. Liste des magistrats
(archontes) éponymes.
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