|
« Je vous appelle,
Je serre vos mains
Je baise la terre sous vos sandale »
Tawfiq
Zayyad (1930-)
Cette forêt de
lumière sur ton visage,
Qui donc peut échapper à
La musique de l’amour ?
L’hiver passe à
travers tes mots
Chargeant leur âme de chaleur blanche
Et de fruits d’or ! Cette immortalité
Dans la vie mortelle !
L’émotion exaltante qu’elle provoque,
Le chant de pure sincérité qu’elle fait fleurir !
L neige ! Et le
temps a tant
De saveur bleue sur nos mains!
Il chante dans la clé de la porte,
S’avance, sourit et coule
Dans le lit de la source
Qu’est devenu le jour !
Je n’ai rien à te
dire. Tu es là,
Buisson de rêves scintillants
Au milieu de la foule qui
Se meut à l’unisson
Avec les battements de l’âme,
Le bruit du marché
Et la bousculade des enfants !
La langue de la
neige comme
Une flèche immaculée.
Et cette forêt de
lumière
Sur ton visage.
Toi, signe du
froid devenu Pitié
Dans le secret tremblement
De mes larmes !
Toi, couleur d’un
poème
Au savoir intime de toujours !
Toi, intime immensité
Des choses vraies !
Athanase Vantchev
de Thracy
A Paris, ce vendredi 7
janvier, Anno Christi MMV
Glose :
Tawfiq Zayyad (1930-) :
communiste militant, député, maire de la ville de Nazareth où il est né,
Tawfiq Zayyad est l’un des plus pénétrants poètes de la terre de
Palestine. Dans ses poèmes tantôt tendre, doux, fraternels, tantôt
débordant de colère, se reflète comme dans un lac transparent l’âme
immortelle du peuple palestinien devenu martyr malgré lui. Ô Israéliens,
comme il serait bon que vous retrouviez le sentier parfumé de l’amitié qui
mène vers l’amour de vos frères de Nazareth. |