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The Gladdagh ring - français / anglais

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THE GLADDAGH RING

(madrigal)

Je te donne, ma Gladis, cet anneau d’or,

Antique et précieux  symbole irlandais

De la haute vérité, de l’amour dévotieux,

De la belle fidélité et de la foi loyale,

De la nature propice aux vœux de l’amitié !

 

Les paupières lourdes de langueur,

La mer bruissante dans ton cœur,

La pourpre des joues

Creusée de deux fossettes rieuses

Prends-le, je te prie, Gladis,

Mets-le à ton doigt lunaire

Où coule, enfiévrée, la sève transparente

De toute ta matinale jeunesse !

 

Toi,  Gladis, tendre violette des champs,

Rosée de l’aurore amicale,

Lumière confidente de nos amours

Et de nos jeux de tendresse enfantine !

 

Ô pupilles de myosotis,

Ô éclairs des larmes,

Pluie silencieuse des amants !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 17 mai 2019

Glose :

Claddagh ring (bague de Claddagh) est une bague traditionnelle irlandaise, offerte pour des fiançailles ou portée comme alliance. Aujourd'hui, elle peut être utilisée comme gage d'amitié. La bague et les coutumes qui lui sont associées viennent de Gladdagh, un village de pécheurs, qui se trouve juste derrière les vieux murs de Galway,  dans l'Ouest de l’Irlande.La bague a été créée au XVIIe siècle sous le règne de Mary II d’Angleterre, bien que certains de ses éléments soient bien plus anciens. La bague de Claddagh, aussi souvent appelée « Anneau de Claddagh », renferme plusieurs légendes dont on ignore la provenance.

Sur la bague de Claddagh, on voit deux mains tenant un cœur la plupart du temps surmontées d'une couronne. On dit souvent que chacun de ces trois éléments symbolise une qualité : l'amour pour le cœur, l’amitié pour les mains et la loyauté pour la couronne.

Les différentes façons de porter la bague sont souvent utilisées pour indiquer si on est libre ou non. Traditionnellement, si la bague est à un doigt de la main droite et que le motif est vers l'extérieur, la pointe du cœur pointée vers l'extrémité des doigts, cela indique que la personne portant la bague n'est pas engagée dans une relation sérieuse. Elle est alors probablement célibataire et à la recherche d'une relation. Si la bague est portée à la main droite la pointe du cœur dirigée vers le corps, cela indique que la personne est prise, ou que « quelqu'un a capturé son cœur ». La bague portée sur l'annulaire de la main gauche, la pointe du cœur pointée vers l'extrémité des doigts, indique généralement que celui qui la porte est fiancé. Quand la bague est portée à l'annulaire de la main gauche, la pointe du cœur dirigée vers le corps, cela signifie que la personne est mariée.

Voici les différentes légendes qui donnent l'origine de la bague de Claddagh :

L'une d'elles raconte l'histoire de Margaret Joyce, une femme du clan Joyce. Elle se maria avec un marchand espagnol, du nom de Domingo de Rona. Elle alla en Espagne avec lui, mais il mourut et lui laissa une grande somme d'argent. Elle retourna en Irlande, puis, en 1596, épousa Oliver Ogffrench, le maire de Galway. Grâce à l'argent dont elle hérita, elle fit construire des ponts à Connacht.  Elle le fit par charité. C'est pour cela, qu'un jour, un aigle déposa la bague de Claddagh sur ses genoux, en récompense.

Une autre légende évoque l'histoire d'un prince, qui tomba amoureux d'une servante. Pour convaincre le père de cette dernière de sa bonne foi, il fit confectionner une bague avec deux mains pour représenter l'amitié, une couronne pour la loyauté et un cœur pour l'amour. Il demanda la servante en mariage avec cette bague. Une fois que le père eut entendu l'explication des symboles de la bague, il donna sa bénédiction au prince.

Une légende, probablement plus proche de la vérité historique, raconte l'histoire de Richard Joyce, un autre membre du clan Joyce et originaire de Galway. Il quitta sa ville natale pour aller travailler dans les Caraïbes,  projetant de se marier à son véritable amour lorsqu'il reviendrait. Mais son bateau fut capturé et il fut vendu comme esclave à un forgeron maure. À Alger, avec son nouveau maître, il fut formé à son art. Quand  Guillaume III devint roi, il demanda aux Maures de relâcher tous leurs prisonniers britanniques. Richard Joyce fut alors libéré. Le forgeron avait un tel respect pour Joyce qu'il lui proposa d'épouser sa fille et d'obtenir la moitié de sa fortune, s'il restait. Joyce refusa et retourna chez lui pour épouser son amour qui l'y attendait toujours. Pendant le temps qu'il passa chez les Maures, il forgea une bague pour témoigner de son amour. À son retour, il lui offrit la bague et ils se marièrent.

La Grande famine (1845-1849) a été à l'origine de l'émigration de beaucoup d'Irlandais. La bague s'est alors répandue aux États-Unis et ailleurs. À l'heure actuelle, on trouve ce motif un peu partout dans le monde. Ces bagues sont souvent considérées comme des héritages et sont transmises de mère en fille, mais aussi entre amis et entre amants.

On dit qu'il porte chance et de nombreuses célébrités en ont eu la possession, comme la princesse Grace, de Monaco.


ENGLISH :

 

The Claddagh Ring

(Madrigal)

 

My Gladis, I give you this golden ring,

ancient and precious, the Irish symbol

of lofty truth, devotional love,

noble fidelity and loyal faith,

a ring that favours the vows of friendship!

 

With your heavy languorous eyelids,

the sounding sea of your heart,

your glowing cheeks

with their sweet hollows of two laughing dimples,

take it, I beg you, Gladis,

put it on your lunar finger

where the transparent sap

of your fresh youth runs feverishly!

 

You, Gladis, tender violet of the fields,

dew of the friendly dawn,

confident light of our loves

and our tender childhood games!

 

O eyes of forget-me-not,

tears like lightning flashes,

silent rain of lovers!

Translated from the French of Athanase Vantchev de Thracy by Norton Hodges.

 



Mis à jour ( Dimanche, 19 Mai 2019 15:26 )