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Deux larmes de rubis - français

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DEUX  LARMES  DE RUBIS

« Ô forte amour, ô semence promise… »

Marguerite de Navarre

 

I.

Le ciel est entré dans la cuisine

Où ma vielle mère l’accueille

Avec un sourire d’enfant heureux !

 

Elle entend les anges chanter

Sourit et les remercie

De leur rose présence amicale !

 

Ma mère dont l’amour translucide connaît

Le double secret de chaque chose

 

Sa maison où la nuit elle accueille,

Dans des rêves flottant, tous les êtres chers

Qui n’ont jamais quitté son âme

De campanule bleue!

II.

 

Seigneur, les mots d’amour

Donne de la chaleur blanche

À tout ce qu’ils touchent,
Même la fermeté de basalte

Frémit à la caresse de leur tendresse.

 

Derrière la chaleur des volets

Les fenêtres veillent longtemps

En attente du bleu incendiaire du matin

Qui réunira en grains plénière de lumière

Les destins en miettes !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Haskovo, le 13 juin 2019

 

Glose :

Marguerite de Navarre, née Marguerite d'Angoulême (appelée aussi Marguerite de Valois-Angoulême) le 11 avril 1492 à Angoulême   et morte le 21 décembre 1549 à Odos-en-Bigorre, est la sœur de François Ier Duchesse d’Alençon par son premier mariage (1509), elle est faite duchesse de Berry (1517) par François  Ier et devient reine consort de Navarre par son second mariage (1527). Elle donne naissance à Jeanne d’Albert (reine de Navarre en 1555 et mère d'Henri de Bourbon, futur Henri IV, roi de France et de Navarre.

Elle joue un rôle capital au cours de la première partie du XVI e siècle : elle exerce une influence profonde en diplomatie et manifeste un certain intérêt pour les idées nouvelles, encourageant les artistes tant à la Cour de France (elle protège notamment les écrivains Rabelais et Bonaventure des Périers qu'à Nérac.

 

Elle est aussi connue pour être une importante femme de lettres, surnommée la « dixième des muses », notamment pour son recueil de nouvelles connu aujourd'hui sous le titre L’Heptaméron. Les poètes de son temps l'appelaient « la perle des Valois ». Rabelais, qui éprouvait à son égard un mélange de fascination et d'effroi, la surnomme la Dame à la Licorne.