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Et cette musique - français

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ET CETTE MUSIQUE

 

Et cette musique qui parle avec moi

Sous la voûte bénie des souvenirs

De ces maisons abandonnées

Où vivent les araignées pensives et ourdisseuses

Et où la poussière vorace

A recouvert les blanches surfaces des meubles

Des précieuses broderies

De sa distraite courtoisie.

 

Tout change mon âme, tout change

Sous la musique rythmée des graves horloges –

Les joyeuses saisons, les mois rapides

Et les années alertes,

Les féeriques couronnes des arbres

Trônant dans leur immobilité austère,

Les noms des rivières, des ponts et des pays,

Des cimes glacées des hautes montagnes,

La souriante fraîcheur de nos corps d’enfants.

 

Et je comprends soudain que je n’ai plus

À qui parler

Ni en compagnie de qui pleurer

Quand vient le temps énigmatique

D’entre chien et loup.

 

Seul, abandonné de tous, je sanglote

Devant la cheminée éteinte

Pensant, je ne sais pourquoi,

Aux diamètres de la Lune et du Soleil

Mesurés par Aristarque,

À son étrange scaphé

Et à l’atlas céleste d’Andreas Cellarius.

 

Ô lumière du savoir ! Ô lumière !

 

Athanase Vantchev de Thracy

 

Paris, le 23 juin 2019

 

Glose :

Aristarque de Samos, en grec ancien Ἀρίσταρχος, né à Samos, en Grèce, est un astronome et mathématicien actif dans la première partie du IIIe siècle av. J.-C. On dispose de très peu d'informations biographiques, certains historiens estimant qu'il serait né vers 310 av. J.-C. et mort vers 230 av. J.-C.

De ses écrits ne nous est parvenu que l'ouvrage Sur les dimensions et des distances du Soleil et de la Lune, le plus ancien connu sur le sujet, où il met en œuvre pour ces mesures des méthodes géométriques. Il n'y fait nulle part mention de son héliocentrisme que nous connaissons essentiellement grâce à un passage de L’Arénaire où Archimède décrit l'hypothèse d'Aristarque : le Soleil et les étoiles « fixes » immobiles, et la Terre tournant sur elle-même et se déplaçant sur un cercle centré sur le Soleil. À une époque où, selon Archimède, la plupart des astronomes adhéraient au géocentrisme, soit la Terre immobile, il semble que l'hypothèse héliocentrique d'Aristarque n'eut pas grand succès.

Selon Vitruve, Aristarque serait également l'inventeur du scaphé, un cadran solaire hémisphérique.

 

L'Arénaire (grec ancien : Αρχιμήδης Ψαµµίτης, Archimedes Psammites) est un ouvrage d'Archimède  né à Syracuse vers 287 av. J.-C. et mort en cette même ville en 212 av. J.-C.) dans lequel il tente de déterminer un majorant (nombre supérieur ou égal à tous les éléments d'un ensemble) du nombre de grains de sable qui pourraient remplir l’univers. Pour ce faire, il est amené à inventer une façon de décrire des nombres extrêmement grands et à obtenir une estimation de la taille de l'univers.

Connu également sous son titre latin de Archimedis Syracusani Arenarius & Dimensio Circuli (de arena signifiant sable), et en anglais sous le titre plus parlant de The Sand Reckoner (le compteur de sable), ce texte est adressé au roi de Syracuse Gélon (fils de Hiéron II) ; c'est probablement l'ouvrage le plus accessible  d’Archimède. Long d'une dizaine de pages, on peut le voir, en un certain sens, comme la première publication scientifique à être à la fois académique et populaire.

 

Andreas Cellarius (v. 1596 – 1665) était un mathématicien et cartographe néerlando-allemand connu pour son Harmonia Macrocosmica de 1660, un des plus importants atlas céleste avec des planches coloriées.

L’astéroïde 12618 Cellarius est nommé en l'honneur d'Andreas Cellarius.