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A
C.E.T.
« L’innocence est toujours
accompagnée du rayonnement qui lui est propre »
Publilius
Syrus (Ier siècle av. J.-C.), Sentences
« Le glaive le mieux acéré
ne blesse jamais les innocents »
Proverbe
chinois
Visage d’enfant, regard où,
pur, le temps sans temps,
Revêt les hauts voiles de sa
perfection !
Ainsi les dialogues de
l’immortel Platon
Habillent de mots sublimes
les frémissements du sang !
Le front tissé d’aurore où
l’Ange de la Clarté
Fait tendrement luire
l’empire de l’innocence,
Comme un printemps léger dans
son élan immense
Découvre, prompt, l’essence
divine de la Beauté !
Ô bouche immaculée, que dit
l’éclat carmin
De ton silence limpide qui
tremble comme un lis
Sous les caprices rieurs du
cœur encor serein
Et le sourire profond de
l’air rempli d’iris !
Comme tout dans ton portrait
respire l’intégrité,
La chaste délicatesse,
l’exquise éternité !
Athanase Vantchev
de Thracy
A Paris, ce dimanche 5
septembre, l’An du Christ MMIV
Glose :
Publilius (Publius) Syrus
(Ier siècle av. J.-C.) : auteur latin originaire, comme son nom
Syrus l’indique, de Syrie, probablement d’Antioche. Il arriva à Rome
comme esclave. Affranchi, il se fit connaître en écrivant des mimes
dont certaines sentences et maximes morales furent rassemblées en un
recueil à l’usage des écoles. Il ne faut pas confondre mime et
pantomime. Cette dernière est un spectacle muet, où un acteur-danseur
unique mimait des scènes (le plus souvent mythologiques) sans recourir à
la parole. Les mimes, en revanche, étaient parlants. Il s’agissait
de petites comédies, parfois morales, souvent burlesques, jouées par
plusieurs acteurs – hommes et femmes. On y stigmatisait le mari jaloux et
cocufié, la femme infidèle, les esclaves peu dégourdis et, plus tard, les
vices d’hommes politiques peu scrupuleux ainsi que les tares d’un régime
politique corrompu… Voici trois sentences de Publilius Syrus :
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Celui que tout le monde
craint doit craindre beaucoup de monde
-
Quand le coupable est
acquitté, c’est le juge qui est coupable
-
On ne saurait être sage
quand on aime, ni aimer quand on est sage.
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