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« Réveille-toi, pourquoi
dormir, ô mon âme, pourquoi dormir ainsi ? Car, voici, la fin
s’approche, et tu rendras compte au jugement. Veille, donc, ô mon âme,
pour que t’épargne
le Christ Dieu, lui qui est partout, dans tout l’univers, qu’il comble de
sa présence.
Kontakion
extrait du Tripode de Carême
Viens Souffle
léger,
Viens comme une voix imperceptible
Dans la haute voix de la nuit.
Viens, apporte
dans Ta calme bonté
La consolation décisive.
Fais sourdre dans mon cœur fatigué,
Dans mon corps blessé
Par l’ombre des mots,
Ta souveraine compassion,
Que puis-je
T’offrir à Toi
Qui est tout ? Je n’ai que
Quelques larmes bleues
De pénitence et d’amour,
Des douceurs revêtues
De chair ensanglantée !
Oui, je me
souviens,
J’ai encore la rosée de mes lèvres
Pour te chanter,
Et mes mains laborieuses
Pour caresser
Le suave reflet de Ta face
Dans le diamant
De mon désir de Toi !
Viens ! Sois le
baiser ultime
De la paix dans la clameur,
La chaleur du Ciel
Dans les glaces ardentes
De mon corps !
Toi seul, ô
Souffle de lumière,
Toi seul Tu peux faire de moi
Une graine vivante
De Ta lumière !
Aie pitié de moi,
ô mon Seigneur,
Ô Toi, mon Maître aimé,
Mon attente à la saveur indicible !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, ce samedi 13 novembre 2004
Glose :
Kontakion :
du grec kontakion,
« petite hymne », lui-même de kontos, « petit ». Strophe
poétique dans l’Office Divin qui résume ce qui a été dit antérieurement.
Le plus grand auteur
de kontakia fut saint Roman le Mélode. On rencontre parfois la
forme kondakion, avec un
« d » à la place du « t ». Saint Roman le Mélode ou Romain le
Mélodiste (mort vers 540
ap. J.-C.) : Syrien, diacre de Berytos, il fut ordonné prêtre à
Constantinople. Il est le plus
grand des compositeurs d’hymnes liturgiques grecques. Nous possédons
quelque quatre
vingts hymnes du millier qui lui sont attribuées. Se distinguant tous par
leur poésie, leur
profondeur et leur pureté, ses ouvrages comptent parmi les chefs-d’œuvre
de la liturgie
universelle.
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