Rêve
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« …et c’est nous qui regardons pour voir ce qu’est la beauté »
Charles Olson
Comme l’air est plein de la lune,
Comme il fait frais cette nuit
Sous les hauts palmiers.
Le sable a ouvert son cœur
Et tout le pays est devenu
Voix pure !
Viens, mon amour,
Accompagne-moi dans mon chant,
Laisse ma mélodie
Errer sur ta peau
Mûre comme du vin.
Permets à la brise du poème
D’embrasser
Le ruisseau
De tes veines,
Ô mon amour,
Silence et pudeur
De diamant !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 24 janvier 2006
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Glose :
Charles Olson (27 décembre 1910 – 10 janvier 1970) : un des plus
importants critiques et poètes modernistes américains. Il est le lien
essentiel entre Ezra Pound et William Carlos Williams (1883-1963). Sa
réputation littéraire a été établie avec Call Me Ishmael (Appellez-moi
Ishmael - 1947), une étude révélant l'influence de Shakespeare et d'autres
auteurs sur le Moby Dick ou la Baleine blanche de Herman Melville (1819 –
1891). Plus tard, il est devenu célèbre comme poète. Olson a écrit des «
vers projectives », c’est-à-dire des vers ouverts, capables, comme il le
croyait, de transmettre l’énergie des temps passés aux lecteurs attentifs.
Ses autres œuvres sont : The Maximus Poems (Les Poèmes de Maximus - 1960
et 1968), Casual Mythology (Mythologie occasionnelle - 1969), Poetry and
Truth (Poésie et Vérité - 1971).
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